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Dans un pays de la grandeur de l’Algérie, la femme est considérée comme citoyenne de second degré. Elle est sous tutelle familiale. Elle n’a pas le droit d’être indépendante, quelque soit son âge et sa classe sociale. Elle est sous tutelle de ses parents et ses frères, et cette tutelle revient à son époux lorsqu’elle se mariera. Comme si c’était le seul moyen de pouvoir vivre en paix.

C’est triste de voir que même ceux qui se qualifient comme étant penseurs de lumières ridiculisent les mouvements et les luttes féministes. Et le plus ironique, sans aucun doute, est que des femmes se mettent contre d’autre femmes qui revendiquent l’égalité et qui luttent pour leurs droits.

Nous sommes tous dans un gouffre d’esclavage. J’avais retiré tous les soi-disant libres penseurs algériens de ma vie, je ne suis pas fière de leur présence. Oui, je ne suis pas fière et je suis extrêmement féministe tant que je n’aurai pas les mêmes droits que mon semblable du sexe opposé.

A mon avis, quiconque ridiculise la lutte féministe est un mélange entre la voyouterie et la vilénie intellectuelle. Ces personnes ne ridiculisent pas uniquement mon combat mais également ma situation et mon reng d’être-humain. Est-il rationnel de nous évoquer comme problématique car nous sommes nées Femme ?

La personne qui se met à défendre sa haine qui dévalorise la femme je le considère comme un rétrograde sexiste et une ordure et non un être-humain.

Après plus de cinquante ans d’indépendance, notre pays n’a pas encore atteint la maturité humaine. Ils nous traitent en infériorité pour la seule raison que nous possédons des organes génitaux féminins. Avoir ces organes est-il synonyme d’infériorité ? Ne pouvons-nous pas avoir des réflexions si nous sommes nées femmes ? Si vous le confirmer, je vous invite à nous exposer des résultats scientifiques et des recherches qui confirment vos spéculations ! Sommes-nous gouvernés par un nouveau régime Nazi ? Vous haïssez les femmes et ceci vous suffit pour nous tenir en laisse sous tutelle.  

 

Par : Zilan Ali 

Traduit de l'arabe par : Derradj Azzedine

Texte original en arabe