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Les évènements de ces derniers jours ont, encore une fois de plus, prouvé que l’islamisme est le facteur déterminant dans les démarches revendicatrices de la société Algérienne. Trois concerts de musique ont été annulés par la population locale (Ouaregla, Tebessa et Sidi-Bel-Abbes) afin de revendiquer que cet argent, investi dans le secteur de la culture, soit investi dans d’autres secteurs.

Chaque groupe ou plutôt chaque individu a le droit de réclamer de meilleures prestations sociales, et il est dans le rôle de l’Etat d’investir et d’améliorer les différents secteurs. Néanmoins, les revendications de ces derniers jours ont été téléguidées par des islamistes, qui sont resté jusqu’à aujourd’hui silencieux.

Ce genre de revendications doit impérativement rester dans son cadre social, sans que les idéologies entre dans sa démarche, et surtout sans qu’un secteur soit méprisé au profit d’un autre secteur.

Les manifestants ont voulu que les secteurs du transport, de la santé et de l’éducations soient prioritaires, mais en annulant un concert de musique. Poussée par une idéologies obscurantistes, les concerts de musique ont été annulés l’un après l’autre, puisque ces islamistes sont les ennemis de l’art et de la culture. Les places réservées à accueillir les concerts de musiques ont été changées en des « Mosquées Open Air » où a eu lieu de grande prières collectives afin de réclamer à l’Etat de s’occuper des priorités de la population locale.

Ironique, la priorité de ces islamistes n’est en aucun cas sociale mais plutôt une impulsion religieuse pour mettre fin aux festivités culturelles, que ce soit de la musique, de la peinture, de la danse, ou toutes autres formes d’arts, ces activités sont illicites et pervertissent les esprits et éloignent les croyants du ‘’Droit chemin’’.

D’un autre côté, les autorités ont cédé à ces demandes absurdes d’annuler un concert de musique uniquement parce que ces personnes ne veulent pas savourer les sons des guitares et les chants captivants de la voix humaine.

Une impression de déjà-vu : Dans les années 1990, les vampires du F.I.S (Front Islamique du Salut) ont fermé les salles de cinéma, car elles n’étaient pas conformes à leur manière de voir le septième art. Des années plus tard, ce qui avait suivi était un génocide au nom d’Allah.

Tous les artistes et hommes de culture doivent s’unir pour mettre fin à ces dérapages vagabonds, et mettre fin au projet de voyouterie islamiste, qui exclut toutes les personnes qui ne suivent pas sa lignée.

N’oublions pas cette phrase : "Un peuple sans culture est un peuple voué à disparaitre."

Par : Azzedine Derradj