1200px-Sacrifice_of_Isaac-Caravaggio_(Uffizi)

L’Origine de la fête du mouton : entre pratiques religieuses et culturelles dans la société Algérienne 

Dans la Thora et l’Ancien Testament et dans le Coran Dieu a ordonné Abraham de sacrifier son fils comme preuve de loyauté. Pour les musulmans c’était Ismail le fils de Hager l’esclave dont les remaniements généalogiques post-hégiriens font par ailleurs l'ancêtre des arabes et de la lignée prophétique qui aboutit à Muhammad, pour les chrétiens et les juifs c’était Isaac fils de Sarah qui allait être sacrifier. Noter aussi que chez les chrétiens c’était une prédication du sacrifice de Jésus sur la croix.

 

• Les sacrifices chez les berbères avant l’arrivée de l’islam : 

Les berbères n’adoraient pas les statuts, c’est pour cette raison qu’ils n’ont pas construit de temples prestigieux, leurs religions se sont appuyées sur le culte des forces de la nature de la pluie (dieu de la pluie Anzar) du soleil et de la lune, de la mer et de la montagne, des grottes. Ils ne consommaient ni le porc, ni le sang des bêtes sacrifiées.

Ainsi les berbères ont dressé  des pierres de différentes formes appelées (comme des tombes) bétyles qui veut dire maison de dieu Taqurabt [1]  d'origines très anciennes,  baptisées au nom de tel ou tel saint, on vient encore aujourd'hui en pèlerinage, exemple de ces endroits : il existe à ce jour à Constantine la grotte de Ghar  Ez-Zemma pas loin de meqam (sanctuaire) de Sidi Sliman des dessin d’une divinité  dont les initiales GDA ne sont pas décryptées, les adeptes manifestent leurs fois par des offrandes et des bougie [2] ; ils égorgent des bouc et des coqs noirs. Cette pratique qui perdure jusqu’à ce jour est interdite par la religion musulmane les Oulama la considèrent comme un acte de chirk (association d’idoles à dieu).

En Kabylie pour préserver la nouvelle maison des esprits du mal au commencement des travaux de constructions, ils sacrifient un bouc ou un mouton pour les fondations.  Après l’Achoura, les kabyles trempent les plumes dans le sang, qui servent à la fois d’offrandes et de leurres pour emporter tous les esprits assoiffés de sang, ainsi le village est protégé du malheur. [3]

La culture du sacrifice pour s’approcher de dieu ou des dieux n’est pas étrangère à la société berbère, elle existe bien avant même l’arrivée de l’islam.

 

• Le sacrifice de mouton dans les religions monothéistes :

Chez les juifs :

Fête de printemps, Pessah ou pâque une fête ou les juifs religieux abattent des moutons dans l’ancienne ville de Jérusalem au moment où les prêtres soufflent dans les trompètes.  Une tradition disparue pendant 2000 ans réapparue en Avril 2017 en Israël. Cette fête juive a pour commémorer la sortie des juifs de l’Egypte appelée aussi le sacrifice traditionnel de pascal. 

gdsgsd

 

Chez les Chrétiens :

Dans la religion chrétienne, l'agneau symbolise l’innocence, la douceur la bonté et la soumission à la volonté de Dieu, en référence au sacrifice d'Abraham qui était prêt à sacrifier son propre fils si Dieu l'exigeait. Les chrétiens substituent la Cène, le dernier diner du christ avec ses disciples en réinterprétant le rite du pain et du vin, un rite parvenu de la tradition juive : à la coupe du prophète Élie s’est substitué la coupe de Jésus qui remplace l’agneau offert en sacrifice. Les chrétiens en cette occasion consomment le gigot d’agneau mais ils ne les battent pas spécialement pour cette fête.

Chez les musulmans :

La fête de l’Aid Elkbir est une très grande fête des musulmans sunnites, l’immolation du mouton n’est pas un acte obligatoire dans la religion musulmane. Ce rituel se pratique d’une manière individuelle dans les foyers des musulmans. Ce rite tire son essence du mythe d’Abraham qui, selon les musulmans, allait sacrifier son fils Ismail pour prouver sa soumission à Dieu.  Ce rite s’accomplit après la prière à la mosquée ! souvent c’est le père ou le grand père qui s’en charge. 

sssqD

Par : Louiza Zahra 



[1] MEYNIER, Gilbert. L'Algérie des origines (POCHES SCIENCES) (French Edition),chapitre9, (Emplacement du Kindle 2710). La Découverte. Édition du Kindle.

[2] Idem

[3] H. Camps-Fabrer, « Génie », in Gabriel Camps (dir.), 20 | Gauda – Girrei, Aix-en-Provence, Edisud
(« Volumes », no 20) , 1998 [En ligne], mis en ligne le 01 juin 2011, consulté le 02 février 2017. URL :
http://encyclopedieberbere.revues.org/1865