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Nous vous proposons un compte rendu du livre Histoire cachée du Parti Communiste Algérien, écrit par Jean Monneret.

Jean Monneret, pour ceux qui ne le connaissent pas, est né le 28 novembre 1939 à Alger, il est docteur en histoire, écrivain et conférencier spécialiste de la guerre d’Algérie. En 2016 il publia son livre intitulé Histoire cachée du parti communiste Algérien : De l’étoile nord-africaine à la bataille d’Alger chez Via Romana.

Dans l’introduction du livre, Jean Monneret a essayé d’éclaircir ce qui fut nommé l’affaire Maurice Audin, un militant communiste disparu durant la bataille d’Alger en 1957. L’auteur remet les évènements dans leur contexte historique en parlant de l’histoire méconnue du PCA.

Le Parti communiste Algérien, sous la tutelle de son initiateur le PCF (Parti Communiste Français) a défendu farouchement des positions paradoxales et contradictoires, en recevant les ordres directement de Moscou. Lors de la commission des réformes de 1944, qui fut siégée à Constantine, les positions de ses délégués restaient indécises. En mai 1945, lors des soulèvements de Sétif, le parti a condamné les manifestations et a exigé que les autorités prennent des mesures exemplaires contre les manifestants qui ont été qualifiés de Hitlériens, puis quelques jours plus tard, le parti dénonçait la répression.

Les communistes avaient voulu s’approprier les mérites de la révolution Algérienne alors que le bureau politique du parti avait publié le lendemain de la Toussaint Rouge (1er novembre) un communiqué déclarant : « Solution Démocratique » « Respectant les intérêts de tous les habitants d’Algérie sans distinction de race ou de religion » et « Qui tiendra compte des intérêts de la France » Des propos qui témoignent de la distance qui sépare les engagements et les espérances du FLN de celles du PCA : Le Parti Communiste fut plus réservé envers le FLN à ses début, et même longtemps après. Les dirigeants Algériens le lui ont bien rendu, en l’interdisant dés 1964 (page72)

L’auteur mentionna dans son livre : La guerre d’Indochine s’est terminée trois ans avant l’affaire Audin et les officiers qui servent en Algérie sont revenus particulièrement Anti-Communistes. Ils ont vu en Indochine, des communistes très organisés, soumis à une discipline de fer, d’une implacable cruauté avec leurs opposants, bénéficiant de soutiens internationaux puissants. Ce qui va pousser les membres du FLN a surestimé la puissance du PCA et de son armée CDL (Combattants de la Liberté) une milice communiste qui a voulu mettre un « maquis rouge » afin de montrer son opposition à l’ALN (Armée de Libération Nationale).

Par : Azzedine Derradj