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Ce vendredi 29 mars, les masques sont tombés et les visages haineux de la misogynie se sont dévoilés, « Les manifestations pacifiques » tant évoquées par les médias, locaux et internationaux, se sont mises à nu, un effet rebondissant sur la société algérienne qui espère « le changement ».

Des Femmes braves et courageuses, qui militent depuis des années pour leurs droits et pour les droits de toutes les algériennes et tous les algériens, sont sorties manifester leur refus à ce système pourri qui a instauré l’inégalitarisme et la peur, elles ont, comme toute personne, voulu exprimer leurs idées.

Ces Femmes en ont ras-le-bol de l’injustice sociale et des lois imposantes qui répriment leurs libertés, l’occasion s’est présentée pour que le changement soit, malheureusement, ce changement tant espéré par ces Femmes, n’est pas le changement que veulent ces jeunes, qui ont soif de Liberté, mais qui refusent la liberté aux autres.

Insultées, humiliées, agressées verbalement et physiquement, devant les caméras et devant « les forces de sécurité » ces Femmes ont subi de l’injustice, pour la seule raison qui les a poussés à sortir : dénoncer le Code de la famille et réclamer un meilleur demain pour les Algériennes, mais tout le monde à fait le sourd-muet.

Oui, faut le dire, le Code de la famille est une aberration, une insulte envers la dignité humaine avant qu’il ne soit une insulte envers la femme, il réprime toute liberté de choix, il rétrograde la place de la femme dans la société, il est inspiré des lois moyenâgeuses et obscurcit l’esprit du citoyen, que ça ne déplaise à la majorité, ce Code doit, obligatoirement être aboli.

Il n’est plus temps d’avoir peur, il n’est plus temps de laisser la loi du silence dominer, si nous souhaitons construire une nouvelle Algérie, nous devons abolir toutes les traces du passé, qui représentent la raison de ce ras-le-bol, et il faut le dire, l’Algérie ne sera pas construite uniquement par les hommes, la présence féminine est une nécessité, sinon, nous n’allons que reproduire le scénario de ses dernières années.

Tant qu’aux personnes qui critiquent ces Femmes, et les insultent, que ce soit sur les réseaux sociaux, ou sur les chaines de télévisions dégoûtantes, il est bon à savoir, que ces Femmes bravaient l’interdit et luttaient, lorsque vous étiez en train de « cirer les pompes » à vos maitres, et bien avant que les « festivités » de manifestations commencent.

Ces femmes sont, malgré votre acharnement et votre haine inconsidérable, un million de fois plus courageuses et plus braves que vous.

 

Par : Azzedine Derradj